L'affiche française

A propos du film
Zoom avant
Le réalisateur
Les acteurs
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Autour d'Alien
H.R. Giger, l'alchimiste
La musique d'Alien




Sigourney Weaver et Winona Ryder.












Sigourney "Ripley" Weaver.












Un petit sourire












L'androïde est prête à tuer Ripley.



















































Ripley mi-femme mi-alien
ALIEN, LA RESURRECTION

Alien, la résurrection, 1997, Jean-Pierre Jeunet, Etats-Unis, 1h44. Cinémascope.
Production : Fox. Producteur : Gordon Carroll, David Giler, Walter Hill et Bill Badalato. Scénario : Joss Whedon, d'après les personnages créés par Dan O'Bannon et Ronald Shuset. Effets spéciaux visuels : Alex Gillis, Tom Woodruff, Pitof, Studio Duboi
Directeur de la photo : Darius Khondji. Musique : John Frizzel.
Interprètes : Sigourney Weaver (Ripley), Winona Ryder (Call), Dominique Pinon (Vriess), Ron Perlman (Johner), Gary Dourdan (Christie), Michael Wincot (Elgin), Kim Flowers (Hillard), Dan Headaya (le général Perez), J.E.Freeman (Dr Wren), Brad Dourif (Gediman)…


L'histoire


Ripley s'est suicidée après s'être rendue compte qu'elle avait été fécondée par un alien...

Plusieurs siècles plus tard, Gediman, le chef d'une équipe de généticiens à bord de la station spatiale Auriga, ressuscite la jeune femme en croisant son ADN avec celui d'un alien. Ripley possède désormais toutes les caractéristiques des extra-terrestres dans le corps d'une femme. Elle est retirée de sa "mère", une reine pondeuse Alien et se retrouve emprisonnée pendant que les généticiens se lancent dans l'élevage d'Aliens qu'il ont la ferme intention de ramener sur Terre.

Un groupe de mercenaires débarque alors sur le vaisseau avec à sa tête Call, qui a pour mission de détruire les Aliens et Ripley en particulier.

A la suite d'une fusillade entre mercenaires et soldats-généticiens, les Aliens s'échappent et prolifèrent dans tout le vaisseau semant l'horreur...

A propos du film...

Dans le quatrième volet de la série "Alien, la résurrection", le renouveau vient de France par l'intermédiaire du réalisateur français Jean-Pierre Jeunet. Il offre à Sigourney Weaver et Winona Ryder, nouvelle venue, une nouvelle esthétique séduisante.

Déjà quelques mois avant le début du premier clap du film, le quotidien de référence de l'industrie cinématographique américaine titrait en première page "Hollywood en état de choc : un Français décroche le job en or!". Le script est à peine terminé que les producteurs de la série (américains bien sûr) partent à la recherche d'un cinéaste au style atypique et capable de renouveler la série une fois de plus. Il est vrai que chaque réalisateur avait apporté une touche personnelle à chaque film : Ridley Scott, l'horreur et l'érotisme, Cameron, une Ripley-guerrière, Fincher, un alien "clippé" tendance très noir...

Le jeune cinéaste français choisi, il s'agit de Jean-Pierre Jeunet, co-réalisateur, avec Marc Caro de deux œuvres très visuelles et hyper imaginatives : "Delicatessen" et "La cité des enfants perdus". Ces deux films avaient dus impressionner les investisseurs US. Le choix s'est avéré payant tant sur le point financier que sur le résultat final : le film, et c'est ce qu'il y a de plus important ! Mais ce choix n'est pas sans rappeler celui de David Fincher qui avait subi d'énormes pressions de la part de la " major company " américaine -il a d'ailleurs renié son film!-. D'emblée les choses sont clarifiées car les producteurs comprennent bien que s'ils veulent que Jeunet s'exprime avec le maximum de créativité à l'écran, il faut lui laisser de la liberté du côté de la réalisation. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne sera pas confronté aux contraintes budgétaires : Jeunet le dira lui même, il aura deux surprises : " une bonne -la quasi totale liberté artistique- et une mauvaise -l'énorme pression financière-.

Jeunet s'entoure rapidement de talents connus et devenus amis : Darius Khondji le chef opérateur, le studio d'effets spéciaux français Duboi et embarque le script vers une tendance plus "surréaliste " chère au réalisateur. Le tournage débute avec deux stars -Sigourney Weaver et Winona Ryder- à un rythme effréné. Le résultat final donne un film de Jeunet mêlant des scènes d'actions époustouflantes comme celle des aliens nageant sous l'eau, à des séquences plus proches de " La cité des enfants perdus " avec des " tronches " atypiques notamment dans une galerie de monstres.

Son plus proche collaborateur, Pitof, l'un des fondateurs du studio français Duboi est nommé réalisateur de seconde équipe et directeur des effets spéciaux. Le film avec ses deux cents plans d'effets spéciaux a époustouflé les producteurs américains. Pour les réaliser une équipe de quinze personnes de chez Pitof a passé huit mois sur les lieux même du tournage à Los Angeles.

Zoom avant

Jean-Pierre Jeunet a un seul regret : un plan initialement prévu dans le script n'a pas été retenu pour des raisons budgétaires. Dans cette séquence, un moustique piquait Ripley (dont le sang était acide suite à un changement de métabolisme avec l'alien qu'elle porte) et était instantanément carbonisé. e moustique en images de synthèse 3D coûtait 300 000 dollars et il a effectivement été désintégré... par les producteurs !

Les chiffres d'Alien, la résurrection : 70-75 millions de $ de budget(hors Marketing), 144 plans en images de synthèse, tournage: nov 96-avr 97

La série Alien comptait, en 1999, 4 volets : Alien (1979), Aliens, Le retour (1986), Alien3 (1992) et Alien, Résurrection (1997).

Le réalisateur

"Il y a deux grands drames dans la vie d'un homme disait Oscar Wilde. Le premier est de ne pas réaliser ses rêves. Le deuxième est de les réaliser." J'ai beaucoup hésité à m'attaquer à Alien 4. Seulement, si je ne l'avais pas fait, ç'aurait été uniquement par peur, et je l'aurais sûrement regretté pour le restant de mes jour..." (J.P.Jeunet in Studio, Septembre 1996)

Sans Caro

Alien 4 a d'abord été proposé à Danny Boyle (Trainspotting) avant d'échouer sur le bureau de Jean-Pierre Jeunet. Le Français ne parle pas un mot d'anglais et n'a que deux films à son actif. La Fox est intéressée. Ils ne veulent pas un faiseur, ils veulent un artiste. Tout va donc très vite. Le studio mène le tempo. Mais en 15 jours, le deal est signé. Mais ce coup-ci ce sera sans Marc Caro, le complice indissociable. "Il n'aime pas le soleil et, en plus, il ne sait pas conduire" selon Dominique Pinon (Première). Il dessinera quand même quelques ingrédients du film

Plongée en apnée

Ce fut l'un des tournages les plus secrets de l'année. Et un des plus éprouvants. Jeunet a défié Sigourney avec un ballon de basket, mais il a aussi eu l'idée folle de faire plonger tout le casting en apnée. Un casting chassé par l'alien, que l'on verra courir, nager, et même grimper. Un alien ultra-secret qui ressemble beaucoup à l'original de 79. Jeunet a donc décidé de limiter les risques de cette folle aventures. Mais à l'écran, sur le plateau. Il a embarqué de nombreux français dans son équipe, des effets spéciaux aux acteurs (même si ce sont les américains qui ont réclamé Pinon), en passant par des techniciens. La Fox est allé chercher un véritable auteur, capable de gérer les procédés numériques en post-partum, et finalement un vrai savoir-faire. Aux States, Jeunet est connu des aficionados qui ont tripé sur La Cité des enfants perdus, parmi lesquels Terry Gilliam. Quand son agent US lui propose Alien 4, il est d'autant plus intéressé qu'il est fan du premier épisode.

La french touch

Jeunet passe son examen de passage avec la créature, l'indispensable Weaver (convaincue à hauteur de 11 millions de $), à Paris. Il rencontrera toutes les personnes attachées au projet (de Winona qui adore La Cité...) au boss de la Fox). "Jean-Pierre Jeunet va inscrire son nom dans la légende d'Alien" (Studio magazine) Il apporte son atmosphère (humide), son imagination (en métal rouillé). Et donc sa signature. Conquis par un scénario qui fait écho à quelques pans de sa personnalité, il efface certains plans, et propose une autre fin qui fait l'unanimité. Certaines scènes sont storyboardées afin de convaincre plus facilement (une image vaut 1000 discours). Et il crée un vaisseau envahit par les eaux, des ascenseurs vertigineux, des scènes à couper le souffle (au propre comme au figuré). Il y aura beaucoup d'action, de mouvement, de frayeurs. Jeunet ne compte pas brider sa propension au délire, visuel mais aussi scénique, qui a bâti sa réputation. "Certes, il y a une grande pression financière, mais, et c'est vraiment le plus important, j'ai la liberté artistique dont j'ai besoin." affirme le cinéaste. Perfectionniste, exigeant, il a toujours filmé avec application: chaque plan est léché, digne d'une oeuvre d'art, et ce depuis son premier film.

Training

Deux mois de préparation supplémentaire, une post-production un peu plus longue que prévue, et finalement Alien Resurrection est constamment décalé. Mais la Fox semble accepter au nom de la recherche de la qualité. On ne touche pas à un mythe comme Alien sans prendre quelques précautions. le 3ème épisode a été le moins populaire. Il s'agit réellement de faire renaître la série. Le 3ème reste la bête noire du studio, celle qui a fait avorter la "franchise". Pendant ces deux mois, il dessine le storyboard - le film au complet - et il apprend l'anglais (un peu, mais il a dû vouloir préserver un emploi - l'interprète - en ne faisant pas plus d'efforts). Il avoue avoir appris plus en 7 mois aux USA qu'en 10 ans en France. Il est évident que la France n'aurait pas pu lui proposer une épopée pareille.

La piste aux étoiles

Déjà, suite à l'accueil positif des pros et à l'espoir enthousiaste des fans, Jeunet se voit proposer d'autres projets américains. "J'ai hâte de voir le film sous-titré, comme ça, je comprendrai de quoi il parle" plaisante-t-il. En attendant, Jean-Pierre Jeunet suit la trace des René Clair, Costa-Gavras, Louis Malle, ou Luc Besson en s'exilant un temps à Hollywood.

Ses réalisations : La vidéo de "Tombé pour la France" (Etienne Daho), Delicatessen : César Meilleure Première Oeuvre (1991), La Cité des Enfants perdus (Film français le plus vu en Amérique en 1995), Alien Resurrection (97).

Les acteurs

Le plus beau souvenir du tournage de Sigourney Weaver : " C'est le jour où nous avons tourné la scène où l'Alien caresse Ripley. J-P Jeunet a filmé cette scène de façon très tendre, très érotique... "

Sigourney Weaver retourne bientôt dans l'espace dans une production signé Spielberg, Galaxy Quest, où elle joue le rôle d'une actrice de feuilleton SF enlevée ainsi que tous les acteurs de la série par une bande d'extra terrestres qui prennent les comédiens pour les sauveurs de la galaxie. C'est bien sur une comédie SF éloignée de l'univers d'Alien, on attend miss Weaver au tournant (sortie Décembre 1999 aux States).

Pour Winona Ryder, c'est son premier film de science-fiction, son plus gros budget hollywoodien. Et c'est justement pour casser son image qu'elle a accepté ce rôle. Son personnage est une référence directe à Miette, gamine héroïne de La Cité des enfants perdus. Mécano, elle appartient à l'armée de mercenaires qui raccompagnent Ripley. Leur relation est d'ailleurs plutôt ambiguë. A la fois maternelle et adversaire. D'autant que le personnage de Ryder, derrière sa gentillesse, masque un secret. Et qu'on ne sait jamais quel jeu elle joue. Le duo est vital pour le film, et une bouffée d'oxygène pour cette série claustrophobique. Winona Ryder est donc un androïde chargée d'éliminer Ripley. Elle succède aux rôles de Ian Holm (Alien) et de Lance Henriksen (Aliens).

Les principaux films de Winona Ryder : Beetlejuice (1988), Edward aux mains d'argent (1990), Le Temps de l'Innocence (1993), The Crucible (1996).

Ron Perlman est un américain de 47 ans, cette "gueule" a tourné ses plus grands rôles avec des cinéastes français, Annaud et Jeunet. Il incarne lui aussi un contrebandier, en équipe avec Winona Ryder. Ron Perlman fait partie des "imports" de Jean-Pierre Jeunet. Il était le personnage central de La Cité des enfants perdus, son film-passeport pour l'Amérique. Perlman a l'habitude de jouer des monstres, des affreux, des primates. Avec Jeunet, il a enfin pu explorer sa face cachée, et une certaine sensibilité. Alien 4 ne devrait pas faire exception.

Les principaux films de Ron Perlman : La Guerre du feu (1981), Le Nom de la Rose (1987), L'ultime souper (1995), La cité des enfants perdus (1995), L'Ile du Dr. Moreau (1996)

Découvert par Beinex (Diva), révélé par Jeunet, Dominique Pinon est un cas atypique du cinéma français. Une tronche qui aurait plu à Carné et à Audiard. Il était multiplié dans La Cité des enfants perdus. Un grand numéro d'acteur et de farce. Un personnage de cirque. Jeunet l'a donc tout naturellement pris dans ses bagages (3ème collaboration ensemble) pour jouer dans ce casting hollywoodien. Surtout que ce sont les américains qui l'ont exigé. Il est le chef mécanicien du vaisseau qui ramène Ripley sur terre. Un mécano hémiplégique qui lui vaut notamment une baignade haletante sur le dos de quelqu'un. Un rôle immobile dans un film d'action. De quoi se réjouir à l'avance de sa palette de grimaces....

Les principaux films de Dominique Pinon : La lune dans le Caniveau (1984), Frantic (1988), Delicatessen (1991), La Cité des enfants perdus (1995).


Face à face


Pour Brad Dourif, la carrière a démarré sur les chapeaux de roues avec une nomination aux Oscars. Il est devenu un spécialiste des films d'horreur (parfois vus directement en vidéo) et des séries TV de science-fiction (Millenium, The Equalizer, Star Trek, X-Files, Babylon 5). Il a navigué dans les univers de Milos Forman, John Huston, David Lynch et de Abel Ferrara, mais n'a jamais réussi à imposer autre chose que sa présence dans des seconds-rôles. Une fois de plus, il joue le médecin de service. Le genre d'acteur familier dont on ne se rappelle jamais du nom. Un comédien obscure qui va être projeter dans la lumière avec cet Alien 4. Une résurrection, en quelques sortes.

Ses principaux films : Vol au dessus d'un nid de coucou (1975), Les yeux de Laura Mars (1978), Dune (1984), Mississipi Burning (1988), Jungle Fever (1991), Murder in the first (1995)

Le film en DVD ou Vidéo

Tant attendu, le coffret Alien Legacy - Zone 2 est arrivé en France en Juin 2000. Et les fans européens n'ont pas attendu pour rien puisqu'ils bénéficient d'un disque supplémentaire sur le tournage de la saga, alors que les américains devaient le demander par l'intermédiaire d'un ticket inclus dans le package US!

Alien, resurrection marque le retour aux sources d'Alien, plus sombre, plus ambigu que son prédecesseur, Jean-Pierre Jeunet redonne ses lettres de noblesse au film de science-fiction noir. L'édition DVD irréprochable offre l'habituel making of mais sans plus. Comme d'habitude, l'image reste exceptionnelle.

Les Plus : menu interactif, bande-annonce, making of.

Spécifications techniques : Editeur : 20th Century Fox / PFC Video.
DVD Zone 2 / simple face / double couche
Son Dolby numérique (5.1)
Versions / Menus : Français et Anglais. Sous titres : Français, Anglais, Hollandais et Grec.
Format d'écrans : Widescreen 2.35:1
Durée 1h44.

Toutes les infos sur le coffret Alien Legacy - Zone 1.

Autour d'Alien

Les liens internes :

Alien, 1979, Ridley Scott, Etats-Unis.
Aliens, 1986, James Cameron, Etats-Unis.
Alien3, 1992, David Fincher, Etats-Unis.
Alien, Resurrection, 1997, Jean-Pierre Jeunet, Etats-Unis.
Alien vs Predator, 2004, Paul Anderson, Etats-Unis.

Sur le Web, Le site de la Fox sur Alien, Resurrection

Un économiseur d'écran Alien4 à télécharger



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Sigourney Weaver et Ron Perlman

Ripley et l'Alien-mère

Alien, la résurrection.