L'affiche française

A propos du film
Zoom avant
Le réalisateur
Les acteurs
Laurence Fishburne
En Vidéo ou DVD
Autour de "Event Horizon"































































Laurence Fishburne






































EVENT HORIZON : LE VAISSEAU DE L'AU-DELA

Event Horizon : le vaisseau de l'au-delà (Event Horizon), 1997, Paul Anderson, Etats-Unis. Cinemascope.
Réalisateur : Paul Anderson. Durée : 1h32.
Productions : Golar en association avec Impact Pictures.
Producteur : Lawrence Gordon, Lloyd Levin et Jeremy Bolt.
Distributeur : UIP
Producteurs exécutifs : Nick Gillott.
Effets visuels : Richard Yuricich.
Directeur de la photographie : Adrian Biddle.
Montage : Martin Hunter. Costumes : John Mollo. Chef Décorateur : Joseph Bennett
Scénario : Philip Eisner.
Musique : Michael Kamen.
Interprètes : Laurence Fishburne, Sam Neill, Kathleen Quinlan, Joely Richardson, Richard T. Jones, Jack Noseworthy, Jason Isaacs, Sean Pertwee, Peter Marinker, Holley Chant, Barclay Wright, Noah Huntley...



L'histoire

En 2030, Mars est colonisé. Dans les années qui suivent des missions d'exploration du système solaire sont lancées. En 2040, le vaisseau Event Horizon, porteur des dernières technologies terriennes, disparaît avec tout son équipage non loin de Neptune.
7 ans plus tard, un signal vient d'être reçu par le commandement de la flotte aérospatiale terrienne, il s'agit d'un message provenant de l'Event Horizon qui serait réapparu. Une mission de secours est organisée. Sous le commandement du capitaine du vaisseau "Loïs et Clarke", accompagné de ses hommes, d'un pilote, d'un médecin et du concepteur du vaisseau.
Quelques années plus tôt, le Dr. Weir avait conçu les plans d'un audacieux engin expérimental, censé se déplacer plus vite que la lumière en créant son propre “trou noir”.
Ils sont chargés de ramener le vaisseau près de la terre. Arrivés à destination, ils découvrent un véritable carnage : l'équipage se serait apparemment entretué. La stupeur passée, ils vont être confronté à un monstre particulièrement subversif et dangereux : leur propre conscience, leurs propres angoisses...







A propos du film...

Mélange savamment dosé d'horreur et de science-fiction ou honteux plagiat d'Alien, d'Hellraiser et de Shining, les avis sont partagés sur ce film.

Le postulat de départ : l' Event Horizon est un vaisseau qui se déplace plus vite que la lumière en créant des trous noirs, véritables portes dimensionnelles, l'une de ses portes donnerait sur l'Enfer et le vaisseau tout entier serait devenu une entité maléfique... Le réalisateur Paul Anderson connait bien évidemment ses classiques : le vaisseau à la noirceur, les recoins propres au Nostromo d'Alien, le froideur des couloirs de l'hôtel de "Shining", le design gore et les effets sanglants d'"Hellraiser".

Mais, au lieu d'un plagiat idiot et de premier degré le jeune réalisateur Paul Anderson s'en tire plutôt bien. Certes, il y a références indubitables, mais le film a sa propre vie (comme le vaisseau), ses propres critères pour peu que l'on se plie aux conventions d'usage : vous mettez huit femmes et hommes dans un vaisseau spatial, que se passe-t-il ? Bien sûr qu'il va leur arriver des choses, c'est évident, sinon il n'y aurait pas de film. Tout le suspense s'en suit obligatoirement sur quelques questions : "Que va-t-il leur arriver?", "Comment vont-ils mourir", "Par qui ou quoi?"...

Séquences chocs contre scénario léger

On peut reprocher à Paul Anderson d'être plus porter sur l'aspect visuel superficiel que sur le scénario et le fond. Il ménage au spectateur des séquences chocs : Sam Neill, courbé dans les couloirs étriqués du vaisseau, essayant d'accéder à une carte électronique en panne (hommage appuyé à "2001, l'odyssée de l'espace"), est victime d'une traditionnelle panne de courant. Dans la dernière demi-heure, le film glisse dans un coté plus gore avec la séquence vidéo, très sanglante, où l'on voit ce qui s'est passé dans le vaisseau peu avant "le passage" vers l'autre monde (vous comprendrez l'expression "Ne pas avoir les yeux dans ses poches!"), puis avec la chute vertigineuse d'une des protagonistes dans la salle représentant le cœur du vaisseau, magnifiquement réalisée.

Sans révolutionner le genre, Event Horizon, apporte une touche gore à la science-fiction. Très influencé par Alien ou Shining -mais le cinéma n'est fait que d'influences-, le script léger est soutenu par une bonne réussite visuel. Paul Anderson n'est pas le Ridley Scott c'est un bon faiseur qui pourrait sûrement nous surprendre dans ses prochains films, "Soldier" en est une première preuve...








Zoom avant

La bande son du générique (début et final) est signée Michael Kamen. Complètement décalée par rapport au film, elle est très tendance -style "techno dance"-, elle pourra agacer certains mais je la trouve particulièrement réussie.







Le réalisateur

Paul Anderson est connu pour avoir réalisé en 1995 la première adaptation d'un jeu vidéo à l'écran : "Mortal Kombat", avec Christophe Lambert. Adaptation impossible au scénario quasi inexistant, le film connut néanmoins un joli succès auprès des maniaques de la console!
Ce jeune cinéaste se lance ensuite dans la production SF puisqu'il va réaliser "Event Horizon", passé quasiment inaperçu lors de sa sortie française, puis "Soldier" avec Kurt Russel, où il délivre, comme dans StarShip Troopers, un avenir militarisé à l'extrême.







Les acteurs

Natif de l'Irlande du Nord, Sam Neill migre en Nouvelle-Zélande, contrée dont sa famille est originaire, à l'âge de 12 ans. Il y découvre le théâtre puis après deux petits rôles dans des productions locales, il tient la vedette, en 1977, de Sleeping Dogs, réalisé par Roger Donaldson, qui devient le premier succès cinéma néo-zélandais à travers le monde.
Au début des années 1980, Sam Neill acquiert le statut international en tournant autant de productions américaines ("La malédiction finale") que de films européens ("Possession", d'Andrzej Zulawski, avec Isabelle Adjani). Il va rester européen pour tourner avec le polonais Krzysztof Zanussi, les français Jeannot Szwarc et Claude Chabrol, puis retourne aux Etats-Unis.
Dix ans plus tard, il est à l'affiche de Calme blanc, de l'australien Phillip Noyce, avec pour partenaires Nicole Kidman et Billy Zane. Il reçoit alors les honneurs hollywoodiens, car on va le retrouver dans toutes les grosses productions : "A la poursuite d'Octobre-Rouge" avec Sean Connery, puis "Jurassic Park", où il tient le rôle principal. 1993 est pour lui une année de consécration puisque il est l'un des interprètes de "La leçon de piano", magnifique film, dans lequel il incarne le mari austère de Holly Hunter.
On la ensuite vu dans "L'antre de la folie", de John Carpenter, où il incarne un écrivain confronté aux limites de sa propre imagination et poussé à la folie.

Les succès se suivent puisque Sam Neill est à l'affiche de "Event Horizon : Le vaisseau de l'au-delà" avec Laurence Fishburne, dans "The Revenger's Comedies", avec Helena Bonham Carter et Kristin Scott-Thomas avec qui il tournera "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux", sous la direction de Robert Redford.

ILMOGRAPHIE SÉLECTIVE

Sleeping Dogs (id.), Roger Donaldson, 1977.
Ma brillante carrière (My Brilliant Career), Armstrong, 1978.
Force de frappe (The Z Men), Burstall, 1980.
Possession (id.), Andrzej Zulawski, 1981.
La malédiction finale (The Final Conflict), Baker, 1981.
Enigma (id.), Jeannot Szwarc, 1983.
Le sang des autres, Claude Chabrol, 1984.
Plenty (id.), Fred Schepisi, 1985.b Un cri dans la nuit (A Cry in the Dark ), Fred Schepisi, 1988.
Calme blanc (Dead Calm), Philip Noyce, 1989.
La révolution française, Robert Enrico, 1989.
A la poursuite d'Octobre-Rouge (The Hunt for red October), John McTiernan, 1991.
Jusqu'au bout du monde (Until the End of the World), Wim Wenders, 1991.
Les aventures d'un homme invisible (Memoirs of an Invisible Man), John Carpenter, 1992.
La leçon de piano, (The Piano), Campion, 1993.
Jurassic Park (id.), Steven Spielberg, 1993.
L'antre de la folie (In the Mouth of Madness), John Carpenter, 1993.
Le livre de la jungle (Rudyard Kipling's The Jungle Book), Sommers, 1994.
Le don du roi (Restoration), Hoffman, 1995.
Event Horizon : Le vaisseau de l'au-delà (Event Horizon), Paul Anderson, 1997.
L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux (The Horse Whisperer), Robert Redford, 1997.




A gauche, le Capitaine Miller (Laurence Fishburne) et le Dr William Weir (Sam Neil), le concepteur du vaisseau aux côtés de Kathleen Quinlan.

Le film en DVD ou Vidéo

La critique du DVD n'est pas disponible pour le moment...

Autour de "Event Horizon"

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