PAPRIKA

Paprika (id.), 2005, Satoshi Kon, Japon.
Langue originale : japonais. Couleurs. Son : Dolby Digital / DTS.
Durée: 1h30.
Sociétés de production : Madhouse, Sony Pictures Entertainment.
Distributeurs : Rezo Films (France), Sony Pictures Classics, Sony Pictures Entertainment.
Réalisateur : Satoshi Kon.
Scénario : Satoshi Kon, Seishi Minakami d'après le roman de Yasutaka Tsutsui.
Producteurs exécutifs : Jungo Maruta, Masao Takiyama.
Direction artistique : Nobutaka Ike.
Département artistique : Satoshi Hashimoto.
Son : Masafumi Mima.
Directeur de la photo : Michiya Katou.
Montage : Takeshi Seyama.
Musique originale : Susumu Hirasawa.
Animateurs : Masashi Ando (directeur), Masashi Ando (concepteur des personnages), Masao Maruyama (développement)...
Date de sortie française : 6 décembre 2006.
L'histoire

ans le futur, un nouveau traitement psychothérapeutique nommé PT a été inventé. Grâce à une petite machine nommée la DC Mini, il est désormais possible de rentrer dans les rêves des patients, et de les enregistrer afin de sonder les tréfonds de la pensée et de l'inconscient.

Alors que le processus est toujours dans sa phase de test, l'un des prototypes de la DC Mini est volé, créant un vent de panique au sein des scientifiques ayant développé cette petite révolution. Dans de mauvaises mains, une telle invention pourrait effectivement avoir des résultats dévastateurs. La Dr Atsuko Chiba, collègue de l'inventeur de la DC Mini, le Dr Tokita, décide, sous l'apparence de sa délurée alter-ego Paprika, de s'aventurer dans le monde des rêves pour découvrir qui s'est emparé de la DC Mini et pour quelle raison.

Rapidement, elle découvre que l'assistant du Dr Tokita, Himuro, a disparu et, que plusieurs autres de ses collègues sont en train de devenir fous...


Extraits des dialogues du film:
"Internet et les rêves sont les moyens d'exprimer le refoulé de l'humain."








Zoom avant

 Genèse d'une adaptation

Paprika marque la seconde adaptation littéraire de Satoshi Kon à l'écran après Perfect Blue. Paprika est à l'origine un roman de Yasutaka Tsutsui, l'un des plus importants écrivains de science-fiction japonais, reconnu tout aussi bien pour la qualité inventive de ses créations, que pour leur caractère ironique et satirique, souvent lié à la société japonaise.

Sérialisée à l'origine dans l'édition locale de Marie Claire en 1991, Paprika fut la dernière oeuvre de Tsutsui avant qu'il ne décide de partir en grève créatrice de 1993 à 1996, afin de protester contre les visions limitées des éditeurs japonais. Plusieurs réalisateurs s'étaient penchés avant Satoshi Kon sur une possible adaptation de Paprika, le travail de Tsutsui attirant immanquablement une vague d'intérêt de la part du cinéma live ou d'animation.
C'est finalement Tsutsui lui-même qui a approché Satoshi Kon pour qu'il adapte son roman au cinéma, après avoir vu Millenium Actress, dont il a apprécié le haut niveau créatif d'animation. Ce qui tombait bien, car le réalisateur était lui-même un amateur du travail de Tsutsui et avait déjà en tête, depuis la sortie de Perfect Blue, d'adapter Paprika au cinéma. Le résultat est un mélange entre le travail de l'un et de l'autre, Kon apportant sa propre touche dans l'oeuvre de Tsutsui, qu'il retranscrit à sa manière, tout en gardant certains éléments clefs de l'oeuvre originale - comme par exemple les rimes poétiques et les jeux de mots prononcés par ceux qui rêvent, une touche sortant tout droit du travail du romancier.

Selon le réalisateur, il aurait cette fois mis "plus d'emphase sur la consistance graphique, que sur la consistance de l'histoire", Paprika se révélant effectivement un véritable festival visuel, permettant au cinéaste de glisser de nombreux clins d'oeil. La première mondiale de Paprika a eu lieu lors du 63ème Festival International du Film de Venise et le film s'apprête à faire le tour de nombreux autres prestigieux festivals internationaux.

 Internet et les rêves

Afin que les spectateurs s'identifient aux rêves omniprésents dans le film, le réalisateur Satoshi Kon a choisi une parade qui symbolise des rêves communs et inconscients. On aperçoit aussi bien des personnages très anciens que des objets que les hommes d'aujourd'hui jettent ou alors des symboles religieux que les gens ont oubliés.

 Satoshi Kon, l'artiste

Satoshi Kon est le seul réalisateur japonais d'animation à avoir été immédiatement reconnu internationalement dès son premier film, Perfect Blue, en 1998.
Après avoir mené des études à la Musashino Art University, Kon débute comme dessinateur dans le très populaire Young Magazine. Il rejoint rapidement le monde de l'animation et travaille à différents postes sur diverses oeuvres, dont plusieurs films marquants des deux dernières décennies comme Patlabor 2, où il était background artist, Memories (background artist et scénariste) ou encore Roujin Z (background artist).
Après un break de trois années, Kon revient à la réalisation en 2001 avec Millenium Actress qui est sélectionné dans plusieurs grands festivals internationaux. Il enchaîne par Tokyo GodfathersS en 2003, qui ne fait que continuer à confirmer, tout aussi bien au Japon qu'à l'étranger, qu'il est l'une des figures majeures de l'animation.

Paprika, qui sort sur les écrans français est le nouveau chef d'oeuvre du réalisateur. Ce film, présenté en compétition officielle à Venise, est également pré-sélectionné pour les prochains oscars d'Hollywood. La galerie Arludik à Paris a exposé, parallèlement à la sortie du film, les dessins originaux et mise en couleur de la conception des personnages du film, ainsi que les planches originales signées par Satoshi Kon du story board de Paprika...

 La DC Mini

La forme de la DC Mini montrée dans le film n'est pas issue du film Existenz de David Cronenberg, que le réalisateur n'a d'ailleurs pas vu, mais d'une plante surnommée au Japon, " la plante qui dort " et qui lorsqu'on l'effleure donne l'impression de baisser la tête.La forme de la DC Mini montrée dans le film n'est pas issue du film Existenz de David Cronenberg, que le réalisateur n'a d'ailleurs pas vu, mais d'une plante surnommée au Japon, " la plante qui dort " et qui lorsqu'on l'effleure donne l'impression de baisser la tête.



 Yasutaka Tsutsui

Né en 1934, Yasutaka Tsutsui est l'un des plus importants romanciers de science-fiction au Japon. Souvent récompensé, aussi bien par des prix spécialisés SF que plus largement littéraires, Tsutsui a régulièrement vu son oeuvre adaptée sur grand écran - certains de ses titres à répétition même, comme son The Little Girl Who Conquered Time qui a bénéficié de deux films live et un d'animation.
Tsutsui a lui-même un goût très prononcé pour le 7ème Art, vu qu'il endosse aussi parfois la peau d'un acteur et s'est retrouvé devant la caméra dans des films comme Gemini de Shinya Tsukamoto, le cultissime Stacy, Attack of the schoolgirl zombies de Naoyuki Tomomatsu ou Eli, Eli, Rema Sabachtani ? de Shinji Aoyama, qui avait été sélectionné à Cannes.


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 Site officiel japonais.
 Bande-annonce.


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